Culture Clown - Revue éditée par le CRCC - La Robin, 32220 Lombez - 05 62 62 46 78  
 
 
La revue qui déguste la vie des clowns
 
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Ci-dessous des extraits du Bouillon actuel, le n°14
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Le reportage : 5° Avril des clowns à Pézenas - par Béatrice Forêt
 
 
 
L'interview poétique d'un public
par Michaëlla GALLOZZI, Dominique LEHGODEC et Marie MARTIN. (Texte intégral)
A propos de " Les hommes ont deux pattes de moins que les animaux" de Colette Gomette - texte intégral -
 
 
Les critiques : Vues sur scène "Délirium Alimentarus "
de la Cie
"Les doigts dans le Nez"- et "Le sixième jour" d'Arletti -
  par Bertil Sylvander-Textes intégraux-
 
 
Le Journal de ma vie - par le savant fou Otto Didakt : Une soirée chez Sigmund...
 
 
 
L'énigme de l'hihypoppo et leu Peuti Postère...
 
   
 

MENUS

LE BOUILLON ACTUEL : N°14

Reportage
Interview
Critique
Le journal d’Otto Didakt
L'énigme de l'Hihypoppo et leu peuti postère

L’ACTU-CLOWN

 
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Reportage : 5° Avril des clowns à Pézenas - par Béatrice Forêt
     
 
Pour sa 5ème édition, le festival Avril des Clowns à Pézenas, dans l'Hérault, maintient le cap vaillamment. Hébergé par l'Illustre Théâtre, il accueillait du 15 au 20 avril 2008 dix sept spectacles différents, trois groupes de musiciens, cinq cents enfants des Centres de loisirs, et des spectateurs de tous âges, dont beaucoup d'adultes le week-end. Dans une ambiance détendue et chaleureuse, ce fut un plaisir de découvrir un bouquet de nouveaux visages de clowns...
Entre rayons de soleil, bourrasques et giclées de pluie, le festival Avril des Clowns a conquis un vaste public familial ayant renoncé aux plages pour goûter aux spectacles.
Ouf, Laurence Vigné, directrice artistique, et Antonia Carozzi qui l'assiste, peuvent souffler, le festival est en bénéfice ! Ce sont elles qui travaillent tout au long de l'année pour que le festival existe. A partir de février, cela devient même l'ébullition au Collectif Théâtre Lila. Et au moment-clé, l'équipe s'étoffe de quelques professionnels de la technique et d'une quinzaine de bénévoles. Saluons au passage d'anciens élèves clowns de Laurence Vigné qui, entre deux saynètes au cabaret où ils ont produit leurs jeunes talents prometteurs, ont tenu le bar, passé le balai, vendu les billets, accueilli le public !
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Interview poétique d'un public : A propos de " Les hommes ont deux pattes de moins que les animaux" de Colette Gomette - par Michaëlla GALLOZZI, Dominique LEHGODEC et Marie MARTIN. (Texte intégral)
 
 

"Cé" dans cette proximité qu’offre le Théâtre de la Girandole à Montreuil que nous avons vu , en trio, Colette Gomette dans "Les hommes ont deux pattes de moins que les animaux" avec Hélène Gustin et Michel Buquet. Et "cé" avec une joie non dissimulée que nous nous prêtons à son jeu du "cé bon, cé movai"

Sur le gazon de ce monde
le vert est si joli
que son désir gronde
pour retourner faire des guili guili. (Dom)

Arrivée tonitruante : Colette Gomette tombée du ciel dans un paysage champêtre , mi-animale, mi- humaine, pour qui tout est découverte mais pour qui tout pose problème. (Mi)

Colette Gomette (Hélène Gustin)
 

"Cé bon" de se laisser aller à l’exploration de ce décor champêtre animal et végétal avec ce petit bout de bonne femme élastique qui, comme un enfant, s’approprie ce nouveau monde. (Ma)

Tombée du ciel
Comme une étincelle
Elle nous montre
Un bizarre monde
Où le langage d’autres temps nous souffle ce vent
De je ne sais quoi
Qui nous laisse CROA ! (Dom)

"Cé bon" de retrouver à travers ce petit animal bondissant, l’instinct que nous avons perdu, nous (les) hommes !!
Elle sent, machouille, grogne, mange, renifle, se cogne, se recogne, se coince, se recoince, crie, pleure, grommelotte et rit (Ma)

Pas de temps mort, pas de temps de repos ! Ni pour elle, ni pour nous... mais qu’éprouve-t-elle ? (Mi)

"Cé movai" Quelle ne fut pas mon émotion d’avoir Colette Gomette assise là à côté de moi et ma déception face à cette intervention au milieu du public un peu trop "classique". (Ma)

Dans la rencontre avec les spectateurs, elle prend conscience de sa différence : elle a du poil sous les bras et elle n’a pas de seins mais qu’est ce que ça lui fait ? (Mi)

Pauvre grenouille écrasée
Qu’elle n’a pu ranimer. (Dom)

Elle est morte la grenouille !!
Gomette , tu passes trop vite de la culpabilité à l’indifférence.
Tu vas trop vite Gomette !!! (Mi)

De ce monde parfois cruel
Elle est clowne rebelle
Dont la compagnie des hommes
La laisse reine des pommes ! (Dom)

"Cé movai". Changement de décor, cette fois, un peu long pour une deuxième partie. (Ma)
Deuxième partie ………qui se suffit à elle même. (Mi)

Mais elle a des atouts
Cachés dans ses regards tout fous. (Dom)
Qui réalise que la côtelette dans son assiette vient d’un mouton qui était vivant ?
Parle moi du mouton Gomette, et dis moi ce que ça te fait. (Mi)

"Cé bon" Ce prétexte à nous rappeler que l’univers des hommes est codé, rigidifié. Mais attention de ne pas tomber dans le piège de la morale : "cé bon, cé movai, voté ! ". (Ma)

Elle nous empreinte des rires qui ne cessent plus de grandir (Dom)
Voté : je dis oui à Colette Gomette. Chapeau bas à Hélène Gustin. (Ma)

Tu veux parler du gars ?
J’aime pas les cheveux gras
J’aime pas ceux qui suent
J’aime pas les « faire-valoir »
Qui castrent ceux qui sont différents (Mi)

Mais n’oublie pas que les hommes ont deux pattes de moins que les animaux (Dom)

Donc pari réussi Hélène ! Colette, une miss 100 000 volts qui nous électrise et ne nous laisse pas indifférents (Ma)

Ton spectacle est un plaidoyer pour la différence (Mi)

Et c’est avec ta différence
Que tu as mené ta danse. (Dom)

Le trio : domami

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Critiques : Vues sur Scène : Cie "Les doigts dans le Nez" dans "Délririum Alimentarus" et Arletti dans "Le sixième jour" par Bertil Sylvander. - textes intégraux -
 
 

Quatre clownes sur scène mangent, chacune à sa table. Ça parle, ça se regarde, ça va, ça vient : quel régal ! Les clownes veulent manger et s’imaginent ce que c’est que manger… Beau thème, servi par des clownes présentes et pétillantes : spectacle à voir ! Pour enfants à partir de six ans, mais les adultes aussi se régalent (c’est le cas de le dire).

La scène où les clownes expliquent le mécanisme de la digestion est sans doute la meilleure, car elles y sont, dans le tube digestif ! Dans une semi-obscurité, elles nous disent le devenir du bol alimentaire, mais surtout, elles en vivent les émotions, en complicité avec le public, qu’elles investissent… Je ne vous raconte pas la fin ! Cette scène est réussie car on voit comment les clownes se représentent les choses et comment elles les vivent.

Comparées à cette scène, les autres pêchent un peu par volontarisme. En effet, les clownes se sont mis en tête d’expliquer ce qu’est une alimentation équilibrée, mais le message, après tout, n’est pas si simple et l’enjeu de le confier à un clown (par nature assez naïf et simplet) ne va pas de soi ! Malgré quelques dérapages pas toujours exploités comme on l’attend, ces clownes sont parfois un peu trop intelligentes et on souhaiterait parfois un peu plus de fantaisie, quitte à rattraper ensuite les dérapages et ramener le propos dans le droit chemin !
Mais globalement, le challenge est relevé : on rit et on apprend. Dites moi, Xavier, à quand l’intégration des "doigts dans le nez " dans l’Education nationale ?

 

Super spectacle que j’ai vu et revu ! Cette fois, Arletti est même venue s’asseoir innocemment sur mes genoux !
A la fin, au lieu de partir, on attend le retour de la comédienne. Et la voilà ! Catherine est vraiment une belle femme, au visage sensible, au regard oblique… Quel dommage, ce faux crâne et quel dommage que sa super clowne ne ressemble pas - au moins un petit peu plus ! – à sa personne… C’est trop tard, son spectacle est trop connu et elle ne peut plus changer de look et mettre ce faux crâne au vestiaire des antiquités clownes…

Arletti (Catherine Germain)
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Otto Didakt - Le journal de ma vie - ce Jeudi 25 mai 1933 -
   
Une soirée chez Sigmund...
 

Nous avons eu hier une soirée très amicale chez Sigmund et Martha et leur fille Anna, en compagnie de Wilhem, Otto et Mélanie. Ce bon Sigmund m’étonnera toujours !

Nous avons joué aux dominos, un jeu très amusant ! Sigmund joue très bien, mais je me suis défendu comme un beau diable ! Pendant que je déployais ma stratégie, il observait que mon ça prenait le pas sur mon moi et que mes tentatives de dépasser subrepticement le temps qui m’était imparti étaient dues à un surmoi déficient. Il exagère beaucoup, car, de son côté, son oubli de jouer le double six, alors qu’il avait une belle occasion de le faire, relève à n’en pas douter de sa pulsion de mort ! “Thanatos a failli te perdre !”, lui ai-je dit en riant. Mais il n’a guère apprécié ce trait, qu’il a qualifié de passage à l’acte. Je vous demande un peu !

De son côté, Mélanie n’arrêtait pas de suçoter son domino, montrant par la même, comme le remarquait Wilhem, qu’elle était restée au stade oral. Après un début difficile, celui-ci est arrivé à remonter son handicap, ce qui a causé une blessure narcissique à Sigmund, car il rêvait de caracoler en tête ! Mais son rêve a dévoilé son inquiétante étrangeté, en montrant son pouvoir de puissance : cela a du, en effet, lui rappeler une scène primitive refoulée dans son inconscient, au cours de laquelle sa mère avait triomphé de son père lors d’une des parties de dominos qu’ils jouaient en tête à tête. C’est du moins ce que je lui ai dit, mais il m’a accusé de transgression. Son trouble, à l’évocation des parties de dominos de ses parents, me fait penser que, comme sa sœur Anna, il n’a pas résolu son oedipe, dont il parle à longueur de pages dans ses écrits ! C’est ce que je lui ai signalé, ce qui a provoqué de sa part une belle colère (sans doute de transfert) et nous nous sommes séparés.

Cet évènement me laisse penser que nos chemins théoriques ne vont pas tarder à s’éloigner. Certes, ces soirées viennoises sont exquises et le jeu de domino follement excitant. Mais la prochaine fois j’irai jouer aux cartes chez Carl Gustav.

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L'enigme de l'Hihypoppo   Leu Peuti Postère (le plus petit poster du monde)
 
Qu'est ce que donc qu'un hypocristique ?
 
C'est un cheval qui est empli de bonté
 
 
 
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