Culture Clown - Revue éditée par le CRCC - La Robin, 32220 Lombez - 05 62 62 46 78  
 
 
La revue qui déguste la vie des clowns
 
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Ci-dessous des extraits du Bouillon actuel, le n°15
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Reportage : Bonus : compléments au dossier "Le clown et le politique"
  par Bonaventure Azam : texte intégral - et par Béatrice Forêt
 
Interview de Jean-François Maurier - metteur en scène de "Rêve Général"
par Michaëlla Gallozzi et Sylvie Wasniewski (voir l'actu-clown)
 
Critiques : Vus sur scène : Julien Cottereau dans " Imagine-toi" (voir l'actu-clown)
Texte intégral par MAMIDO : Marie MARTIN, Michaëlla GALLOZZ et Dominique LEHGODEC.
   
"Heliotropolka" de et par Nathalie Vinot - Mise en scène de Christian Brazier
Texte intégral par Bertil Sylvander
 
 
Le Journal de ma vie - par le savant fou Otto Didakt : Et la paix reviendra...
 
 
 
L'énigme de l'hihypoppo et leu Peuti Postère...
 
   
 

MENUS

LE BOUILLON ACTUEL : N°15

Reportage
Interview
Critique
Le journal d’Otto Didakt
L'énigme de l'Hihypoppo et leu peuti postère

L’ACTU-CLOWN

 
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Reportage : Bonus 1 : compléments au dossier "Le clown et le politique" par Bonaventure Azam - texte intégral
  Communiqué de l'Etat Major des Forces Tactiles  
Face à l'enthousiasme multilatéral que suscite le déploiement des "Temporary Orgasmic Urban Zones"(TOUZ), nos troupes ont pris la ferme décision d'aller conduire un exercice de corps à corps, grandeur nature dans les jardins de l'OTAN à Bruxelles.
Rappelons que cette technique mise au point par les sévices secrets de l'Armée des Clowns a pour objectif la prévention des conflits rampants; les opérations de libération collective des zones intimes ouvrent un territoire de conquêtes potentiellement infini.
Nous comptons sur le soulèvement séant-tenant des membres infiltrés dans l'arrière-garde Richelieu pour mener à bien la mission "Embrasons la Sorbonne".
Surcommandant Marsios (membre de la BAC)
http://www.brigadeclowns.org
 
ParcouRires Le monde
Oser partir : "Découvrir" le monde autrement.
Oser réagir : "Lutter contre tabous et préjugés".
Oser contre les idées reçues : "Faire rire la vérité".
Oser la rencontre : "Rire et jouer ensemble de nos différences"
Oser en rire : "Quand on rit on peut parler de tout".
Oser se dévoiler : "Nos qualités nous éloignent, nos sottises nous rapprochent...".
Oser agir : Etre "spec-acteurs" du monde.
http://www.parcourireslemonde.com
 
Brouhaha (Montréal, Québec)
Enrôlez-vous... dans l'Armée de clowns rebelles !
Joignez les rangs du Bataillon Révolutionnaire des Olibrius Utopistes Hérétiques Activistes Hilares Anticapitalistes !
http://brouhahabatailon. spaces.live.com
 
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Bonus 2 : complément au dossier "Le clown et le politique" par Béatrice Forêt
 
Le 14 juillet des CRS (Clowns à Responsabilités Sociales) avec la BAC (Brigade Activiste des Clowns)
"Un magnifique cœur de crottin"
Suite au premier contact téléphonique que Sophie Contal avait eu avec Jade, de la BAC, fin 2005, quelques temps plus tard Sophie est allée à Paris rencontrer Oriane Legrand et la BAC. Puis, quelques mois avant les élections présidentielles, Sophie a lancé l’idée que les groupes comme les CRS, la BAC et le GIGN (Groupement d’Intervention des Grands Nigauds, de Lyon) se retrouvent pour élire leur propre président ou présidente. L’idée, belle idée, était d’écrire un "Programme commun". Et ensuite que chaque groupe mette en scène dans sa propre région un personnage de président habillé d’un même costume. Une sorte de griot mythique, visible de ville en ville, intervenant le même jour, aux mêmes heures et sur un thème commun dans les différents lieux, et animant des "contre-meetings"…
L’idée "a bien branché la BAC". Il s’agissait par exemple que ces présidents se trouvent tous devant des préfectures, même jour, même heure, comme "une vague d’attentats"… Cette action démultipliée semblait a priori plus simple à mettre en œuvre que l’intervention groupée des différentes brigades en un même lieu... (à suivre)
 
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Communiqué des CRS - Clermont-Ferrand le 25 janvier 2007
Les CRS ont fait le tri dans les amphis
Conformément aux textes législatifs en vigueur
et afin de garantir le respect du code de l'entrée et du séjour des étrangers, notamment dans les universités françaises, les Clowns à Responsabilités Sociales (C.R.S.) ont voulu s'assurer du "caractère réel et sérieux des études poursuivies" par les étudiants étrangers; ils se sont donc rendus à la Faculté de Lettres de Clermont-Ferrand, ont constaté les manquements manifestes à la loi et selon le mot d'ordre de "on fait le tri dans les amphis pour Sarkozy", ils ont procédé à quelques arrestations pendant les cours, soutenus en cela par des représentants du Réseau Education Sans Frontières (RUSF). Les CRS ont habillé les contrevenants d'un joli ruban décoratif afin de pouvoir les offrir en cadeau au Ministre de l’Intérieur, en scandant joyeusement "un cadeau pour Sarko"… Les Clowns à Responsabilités Sociales ont ensuite quitté la faculté, fiers et heureux d’avoir apporté leur contribution à la chasse en cours.
 
Communiqué des CRS - Clermont - Ferrand le 25 mars 2006
  Les CRS testent l’immigration jetable
Les Clowns à Responsabilités Sociales (C.R.S.) ont choisi de tester en avant-première la façon dont se déroulera l’accueil des étrangers dans notre beau pays des Droits de l’Homme, selon les critères du projet de loi CESEDA dit de "l’immigration choisie", cher à notre Ministre de l’Intérieur. En cette fin de matinée, les candidats à "l’immigration jetable" se sont donc présentés en file indienne au bureau ouvert à cette fin en place publique, et ont tenté la périlleuse ascension à l’échelle sociale, armés de papiers divers et variés : certificat de naissance dans la douleur, attestation de souffrance, récépissé de bonne conduite et reconduite aux frontières, bulletin de compétences précaires, carte de séjour provisoirement aléatoire… Les CRS ont ainsi pu tester l’efficacité des critères prévus par le projet de loi et, en vertu de leurs pouvoirs, ont jeté tous les candidats à la poubelle, dans des sacs à ordure garantis sans OGM prévus à cet effet.
En bons citoyens respectueux de la loi et de l’environnement, les CRS ont ensuite débarrassé la voie publique de ces déchets encombrants.
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Communiqué des CRS. Clermont - Ferrand le 17 mai 2006
Les CRS proposent plus de flexibilité pour les hôpitaux de proximité.
En ce printemps radieux illuminant les golfes (stream) clairs, les Clowns à Responsabilités Sociales se sont offerts une promenade bucolique à Ambert , charmante bourgade située entre les Monts du Livradois et du Forez, à 80 km de Clermont Ferrand.
Après une visite pittoresque du centre ville, ils se sont rendus au Centre hospitalier de cette sous-préfecture, afin de visiter en dernière-première le Service de maternité, menacé de fermeture pour cause de non rentabilité pouponnière.
Aux jeunes mères fièrement enceintes ayant trouvé porte close à leur arrivée, les CRS ont pu proposer leur tout nouvel équipement hospitalier de proximité, flexible, rentable, adaptable à toutes les configurations économiques, sociales et géographiques, baptisé "Hospiflex". Les jeunes parturientes ont ainsi pu accoucher en toute sérénité
et à la chaîne (des Puys !) de magnifiques bambins nommés Retraite, Service Public, Sécu, Avenir, Solidarité, Espoir…
Les charmants nourrissons ont été immédiatement pris en charge par une équipe compétente chargée d’en effectuer le tri selon les critères de l’INSERM relatifs aux troubles du comportement. C’est donc dans un landau de bonne conduite que les poupons, accompagnés de leurs mères et de l’équipe médicale, ont regagné leurs foyers. L’Hospiflex ayant donné toute la mesure de son efficacité, les CRS seront désormais fiers de pouvoir le mettre à la disposition de l’administration sanitaire.
 
 
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Interview : de Jean-François MAURIER - Du CRIK : Club de Réflexion et d’Investigation Klownesque -
Metteur en scène du spectacle "Rêve général"
Par Michaëlla Gallozzi et Sylvie Wasniewski
 

Comment êtes-vous arrivé au clown ?

Je commencerai par une citation de W.C. Field : "Si le clown est triste, c’est qu’il est mal payé"! J’ai travaillé avec le "Théâtre du mouvement" :
ils m’ont envoyé vers le clown alors qu’eux n’en font pas, même si Claire Heggen est très attirée par le clown parce c’est quelqu’un de très drôle physiquement. Ils m’ont amené vers le comédien silencieux et, de là, je suis allé au clown tout naturellement. Il y a environ 30 ans. Et puis j’y suis revenu après, très tardivement, une fois que ma carrière de comédien a été établie.

J’ai commencé à la Maison du théâtre et de la danse d’Epinay-sur-Seine, dans les années 94. En même temps que je créais mon premier spectacle de clown, j’ai lancé un atelier clown dans lequel j’ai créé ma propre pédagogie, au fur et à mesure. Des amateurs et des pré professionnels, des comédiens qui se destinaient au Conservatoire, etc. ont intégré l’atelier. La Compagnie s'est montée par une fidélisation de certains qui ont eu l’habitude de travailler avec moi, de partager les mêmes méthodes de travail, le même univers. Ainsi a démarré le C.R.I.K, Club de Réflexion et d’Investigation Clownesque. C’est vraiment ce qu’on fait : on réfléchit et on recherche beaucoup. On a travaillé sur la guerre, sur les objets, sur le monde de la consommation, sur les femmes...
(à suivre)

Jean François Maurier
 
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Critiques : Vus sur Scène : Julien Cottereau dans " Imagine-toi"
par MAMIDO : Marie MARTIN, Michaëlla GALLOZZ et Dominique LEHGODEC.
texte intégral
 
Imagine toi Julien Cottereau !

Pas besoin du nez, il a une âme d’enfant, une bouille d’innocent, un regard étonné sur le monde. (MI)
Imagine toi un grand Pierrot, avec un corps élastique comme du chewing-gum qui nous emmène dans ses bulles et même si elles collent, elles sont si belles :
Bulles de l’amour, Bulles de rêves, Bulles de l’enfance, Bulles d'ailleurs... (DO)

Imagine toi que Julien te demande en mariage !! Je dis oui ! Prince charmant de mes cinq ans ! Il mâche son chewing-gum avec tant de virtuosité, il en joue comme d’une contrebasse. (MA)

Retrouver l’enfance et s’amuser de tout et de rien, grâce à lui. Inventer des monstres, des chiens, des cages et s’imaginer des tas d’aventures dont il est le Héros ! Vivre des rêves, des cauchemars, des aventures. (MI)
Une demande en mariage sans un mot. Comme partenaire, un p’tit micro rempli de grommelot. (MA)
Sur la tête un petit chapeau ! Un poète en images Un musicien cherchant sa muse du soir. (DO)

Imagine toi ! Des Juliettes en pagaille, de Paris ou d’ailleurs. En fourrure, à carreaux…Craquant Cottereau ! (MA)
Tu en "Bouffes des Parisiennes" !!! (MAMIDO)
Imagine toi : entraîner avec soi, même le plus réticent des adultes qui finit par se jeter au sol : "Pan ! t’es mort !". (MI)

Imagine toi un homme orchestre : La lumière, les flashs, les applaudissements, le public
Et ces sons : Crac, psst, bzz, krr, clac, waou, wouah, clic, boum…. C’est son langage, son rythme…
Il nous amène dans le voyage de ses "uns terre rieur"! (DO)
Tout ça qu’en gestes et en sons, cela relève de l’exploit.
Le public ne s’y trompe pas qui se lève pour l’applaudir à tout rompre ! (MI)

Tout en simplicité! ça fait du bien ! Julien Cottereau c’est un VRAI !!
Un vrai quoi ? Va voir et Imagine toi ! (MAMIDO)

 
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"Heliotropolka" de et par Nathalie Vinot - Mise en scène de Christian Brazier
Par Bertil Sylvander - texte intégral
"Au commencement, une voix, des sons étranges, un sabir foutraque et soudain une drôle de créature tombe des nues.
Abigaël Vésicule, c’est son nom, oui ! Petite guerrière échappée d’un futur moyenâgeux, elle nous entraîne avec exubérance dans la quête mystérieuse et frénétique de son endedans".

Telle est le petit texte qui présente ce spectacle donné à Toulouse, au "Vent des Signes", en janvier et février de cette année 2009.
On peut être d’accord avec ce texte, car c’est un authentique personnage qui arrive et s’installe pour une heure devant nous. Un personnage qui vit probablement dans un monde étrange et vient explorer sous nos yeux sa propre vie. Mais il est en revanche difficile d’être d’accord avec la qualification de “clown contemporain”, dont le spectacle se réclame ! Il est vrai qu’il y a de l’absurde et du délire dans les évènements contés par Abigaël. Certaines scènes sont vraiment désopilantes, comme la manière dont elle raconte un film japonais ou le personnage de la Walkyrie, censée régler ses comptes avec les hommes. Mais, même si les ruptures et l’absurde montrent parfois leur nez, il nous manque juste une chose, pour vraiment rencontrer un clown, une seule, mais essentielle : un vrai contact ici et maintenant avec nous, public. Abigaël, qui pourtant semble nous voir, n’est pas à l’écoute des frissonnements du public, elle ne s’arrête pas (sauf une fois ou deux ?) pour juste considérer pendant une seconde ce qui se passe avec nous, tout particulièrement ce soir. Il lui manque juste un brin de distance, qui l’amènerait à se décentrer d’elle-même…
Abigaël n’est pas si intergalactique que cela, car elle raconte ce que peut être la vie d’une petite fille, puis d’une femme : ses doutes et ses interrogations intimes sur la sexualité. Elle le fait heureusement avec une langue extravagante et stylisée et prend ainsi ses distances avec des confidences qui, sinon, pourraient devenir gênantes. Elle frôle ainsi l’impudeur pendant presque toute la durée du voyage, sans y tomber, sauf hélas à la fin, où le déshabillage – partiel - du personnage est à mon avis de trop. L’usage de la métaphore aurait été bien plus puissant que la réalité. Toutes ces aventures sont servies par une comédienne qui joue avec bonheur avec sa voix, qui chante de manière captivante, qui a une vraie présence corporelle et une grande rigueur scénique. C’est pourquoi, tout bien considéré, je me pose encore la question : ai-je aimé ?

 
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Otto Didakt - Le journal de ma vie - ce Jeudi 25 mai 1933 -
   
Et la paix reviendra...
 

Inévitablement, il faudra un jour ou l’autre faire le travail de mémoire qui permettra aux hommes de se réconcilier avec leur passé
et donc avec eux-mêmes et leurs semblables. Bien sûr, il convient que les grandes puissances demandent pardon pour les actes de barbarie commises par elles lors de la colonisation et des guerres coloniales. Si les hommes qui ont initié et mené ces actions répréhensibles ne sont plus de ce monde, eh bien, il faut demander aux Etats de présenter des excuses à leurs victimes !
Bien sûr, après la France auprès de l’Algérie, l’Espagne devrait demander pardon pour les crimes commis au Mexique au XVI° siècle, à condition bien sûr que les descendants (turcs ou algériens ?) de Barberousse présentent à leur tour leurs excuses aux espagnols. Dans un souci d’équilibre, il faudrait alors que l’Etat italien prenne contact avec les descendants des barbares d’Europe centrale pour les atrocités commises par l’armée romaine, de même d’ailleurs que pour la conquête de la Gaule qui a été une humiliation pour les Gaulois, et principalement pour les auvergnats qui demandent légitimement réparation.
Dans le même esprit, il faut que le gouvernement irakien retrouve les descendants des familles des gens écorchés vifs par Nabuchodonosor, puisque le gouvernement français doit incessamment présenter les excuses de l’Etat aux familles aristocrates décapitées pendant la terreur blanche. Une grande mission devrait être mandatée pour retrouver les victimes des guerres de cent ans, de trente ans, des croisades, des guerres entre Charles Quint et François Premier, ainsi que des guerres napoléoniennes.
Finalement, pour établir une paix durable au niveau mondial, le mieux serait à mon sens que les américains rendent leur pays aux indiens et les australiens aux aborigènes. Il faudrait que les francs rendent la France aux celtes, que les normands retournent en Norvège, d’où ils n’auraient jamais du partir, que les ostrogoths repartent vers l’Est et les wisigoths vers l’Ouest, que les descendants d’Attila repartent vers les grandes plaines de Sibérie, que les berbères libèrent l’Afrique du Nord et que les arabes retournent en Arabie. Quand aux phéniciens qu’ils réembarquent sur leurs bateaux !
Mais pourquoi ne pas aller plus loin et exiger de tous les homo sapiens qui ont conquis abusivement le monde, qu’ils retournent au Tchad et plus généralement que les australopithèques retournent dans leurs arbres.
Et la paix reviendra.

 
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L'enigme de l'Hihypoppo   Leu Peuti Postère (le plus petit poster du monde)
 
Qu'est ce que donc qu'une hypoglotte ?
 
C'est une jument qui a une tlès glosse langue...
 
 
 
fait le pouette-poltique !
 
 
 
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